Quand la mémoire s’envole
En vagues souvenirs
Vers des lieux familiers et nouveaux à la fois
Tantôt graves, tantôt drôles
En larmes et sourires
Au creux de l’âme, ils se déposent de tout leur poids
Où l’on attend fébrile
Au milieu de la nuit
La promesse d’un moment fraternel, de fou-rires complices
Des instants puérils
Emplis de poésie
Pour repeindre le présent maussade d’arc-en-ciel et d’artifices
Un coup de fil, un message
Qui viendrait briser le fil de l’ennui
Eteindre enfin l’orage
Qui vous remplit l’esprit
De cette folie douce, entre le doute et la colère
Vous pousse au déni et vous déroute de la prière
Où je cherche ton visage
Parmi la foule de passants
Comme un orphelin perdu dans la jungle urbaine
Mes espérances en mirage
Sur les portes du temps
Se brisent et me ramènent, et que regrets, et que peine
Quand parfois même je traine de bar en bar
Dans le secret espoir de t’apercevoir
A boire des marcs de café amer et froid
A compter les mois qui me séparent de toi
Mes mots s’étranglent au bord des lèvres en sanglots
Et mes appels se perdent dans l’écho du silence
Ta voix, ton rire ne me laissent aucun repos
Partout, ils me poursuivent de leur cruelle absence
A Salim,
Sans toi, j’habite un pays nommé solitude
Mbaé Soly Mohamed, Juin 2015
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